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PAUL DURAND-RUEL ET LE POST-IMPRESSIONNISME

Claire Durand-Ruel Snollaerts

Paul Durand-Ruel, amateur éclairé et passionné d’art, débute sa carrière de marchand de tableaux en s’intéressant aux grands maîtres romantiques et réalistes (Delacroix, Courbet, Millet, Corot). Puis, à compter des années 1870, il découvre les artistes impressionnistes et devient leur plus ardent défenseur. À partir du milieu des années 1890, sur les conseils de Monet et de Renoir, Paul Durand-Ruel s’attache à leurs héritiers directs : Henry Moret, Maxime Maufra, Gustave Loiseau, Albert André et Georges d’Espagnat. La conférence retrace le dernier combat du marchand, très peu connu de nos jours.

Claire Durand-Ruel Snollaerts est historienne de l’art, spécialiste et experte de Camille Pissarro. Elle est co-auteur du catalogue raisonné des peintures de Pissarro (Wildenstein/Skira). Descendante du marchand d’art Paul Durand-Ruel, elle est co-commissaire de l’exposition Pissarro dans les ports au MuMa du Havre et Les impressionnistes en privé au musée Marmottan Monet.

Lundi 20 juillet à 21h Espace culturel Houlgate (conférence-projection ). Entrée libre.

 


POUR UNE HISTOIRE POÉTIQUE DU CINÉMA : PARIS 1900 DE NICOLE VEDRÈS

Laurent Véray

Document authentique et sensationnel, ce film réalisé en 1946 passe en revue la vie mondaine, politique, sociale et artistique du Paris de la Belle Époque. On s‘y délecte d’images extraites de plus de 700 films d’actualités : l’exposition universelle, les Parisiennes en goguette, la sortie de terre de la Tour Eiffel, mais aussi l’arrestation de la bande à Bonnot et l’attentat de Sarajevo qui annonce le cataclysme imminent. Un film jubilatoire sur la vie des petites gens, comme celle des grands de ce monde… Léon Blum, La Belle Otéro, Claude Debussy, André Gide, Auguste Rodin, Paul Déroulède, Mistinguett, entre autres, défilent à l’écran pour notre plus grand bonheur.

Historien du cinéma, Laurent Véray est professeur à l’université Paris 3-Sorbonne Nouvelle. Il a publié La Grande Guerre au cinéma. De la gloire à la mémoire (Ramsay), Les Images d’archives face à l’histoire (Scérén/CNDP) et Vedrès et le cinéma (Nouvelles éd. Place). Il a réalisé des films pour la télévision et des créations visuelles. Il est responsable scientifique du projet Ciné08-19.

Mardi 21 juillet à 21h Espace culturel Houlgate (conférence-projection ). Entrée libre.

 


LUMIÈRES ET MODERNITÉ

Agnès Bovet-Pavy

Au 19e siècle on vient, parfois de loin, admirer en ville les réverbères des boulevards et les lanternes multicolores des bals publics. La lumière a repoussé l’obscurité, civilisé les ténèbres, rendu la nuit fréquentable. Elle est le symbole de la modernité et du progrès en marche. Mais l’on entend également des voix discordantes dans le concert de louanges qui accompagne ses mutations techniques. Que cherche-t-on à domestiquer avec la nuit ?

Agnès Bovet-Pavy est documentariste et productrice. Elle a publié Lumières sur la ville. Une histoire de l’éclairage urbain (François Bourin) et réalisé un film Lumières sur la ville (Films du Tambour de Soie/Arte).

En partenariat avec le MuMa. Dans le cadre de l'exposition Nuits électriques.

Jeudi 23 juillet à 17h Salle de conférence MuMa (musée d'art moderne André Malraux) Le Havre (conférence-projection). Entrée libre sur réservation au 02 35 19 62 72.

REPORTÉ AU MARDI 27 OCTOBRE 2020

 


GUSTAVE CAILLEBOTTE (1848-1894), PEINTRE DE LA VIE MODERNE

Sylvie Patin

Ancien élève de Bonnat, Caillebotte se lia avec le groupe des impressionnistes qu’il rejoignit dès leur deuxième exposition de 1876 : il y présenta sa grande toile des Raboteurs de parquet, tableau refusé au Salon de 1875 pour son sujet d’un caractère audacieux. Le peintre aimait à traiter le paysage, les vues urbaines, les scènes d’intérieur et les portraits, ou encore les natures mortes ; il se lia d’amitié avec Renoir et partagea avec Monet sa passion pour les fleurs, les jardins, les bateaux. Disposant de moyens financiers, il se montra souvent un généreux mécène pour ses confrères.

Sylvie Patin est conservatrice générale honoraire du patrimoine au musée d'Orsay, correspondante de l’Institut de France (Académie des beaux-arts) et commissaire de diverses expositions internationales. Parmi ses derniers livres : Le musée intime de Monet à Giverny (Gourcuff Gradenigo), Berthe Morisot dans l’intimité de l’artiste et Claude Monet, sa passion pour les fleurs (Des Falaises).

Jeudi 23 juillet à 21h Espace culturel Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


BERTHE MORISOT, IMPRESSIONNISME, AVANT-GARDE ET VIE MODERNE

Sylvie Patry

La conférence retrace le parcours exceptionnel d’une peintre qui, à rebours des usages de son temps et de son milieu, est devenue une figure essentielle des avant-gardes parisiennes, de la fin des années 1860 jusqu’à sa mort en 1895. Les tableaux de figures et les portraits dominent la production de l’artiste. Peindre d’après modèle lui permet d’explorer plusieurs thématiques de la vie moderne, telles que l’intimité de la vie bourgeoise de l’époque, le goût de la villégiature et des jardins, l’importance de la mode, le travail domestique féminin… Pour Morisot, la peinture doit s’efforcer de « fixer quelque chose de ce qui passe ».

Sylvie Patry est conservatrice générale du patrimoine, directrice de la conservation et des collections du musée d’Orsay. Commissaire de nombreuses expositions en France et aux États-Unis dont Renoir père et fils. Peinture et cinéma, et récemment Berthe Morisot (1841-1895) au musée d’Orsay. Elle est notamment l’auteure de Berthe Morisot (Flammarion), Les portraits impressionnistes (Des Falaises), Renoir (Gallimard).

Samedi 25 juillet à 21h Hôtel de Ville Trouville/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


ÊTRE FEMME ET ARTISTE AU TEMPS DE L'IMPRESSIONNISME

Laurent Manœuvre

En 1872, Berthe Morisot note dans son journal : « Ce que j’y vois le plus clairement, c’est que mon état est insoutenable à tous les points de vue ». Elle témoigne ainsi de la tension entre ses ambitions d’artiste et le joug que la société impose alors aux femmes. Dans la deuxième moitié du 19e siècle, plusieurs artistes, telle Mary Cassatt, militent pour obtenir une égalité des droits. Cette reconnaissance passe à la fois par la formation (l’académie ne s’ouvrira aux femmes qu’en 1897) et par la liberté des choix esthétiques. En réalité, c’est à une lutte contre toute discrimination que ces femmes s’engagèrent.

Laurent Manœuvre, historien de l’art, commissaire d’expositions, spécialiste d’Eugène Boudin, travaille sur l’impressionnisme et ses origines. Parmi ses livres : Mary Cassatt, au cœur de l'impressionnisme (À propos), Les pionnières femmes et impressionnistes et un roman La Peintre (Des Falaises). Il est responsable de la diffusion numérique des collections publiques françaises à la Direction des musées de France.

Mardi 28 juillet à 18h30 Cinéma Le Drakkar Dives/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


L'IMPRESSIONNISME EN BELGIQUE. L'ÉPOPÉE D'UN ART LIBRE

Claire Leblanc

Émergeant initialement dans le sillage français, l'impressionnisme belge occupera finalement une place singulière dans l'histoire de l'art et de l'impressionnisme européen. Entre absorption assumée des influences étrangères et développement de particularismes locaux, l'impressionnisme belge offrira une réponse libre et originale à ce mouvement artistique majeur.

Claire Leblanc est conservatrice en chef du Musée d’Ixelles à Bruxelles. Docteure en histoire de l’art, elle a assuré le commissariat de nombreuses expositions parmi lesquelles L’art belge. Entre rêves et réalités (La Chaux-de-Fonds, Biarritz) et Bruxelles, une capitale impressionniste (Giverny). Elle est l’auteure de plusieurs publications dont Musée d’Ixelles. Les collections (Silvana Editoriale).

Jeudi 30 juillet à 21h Hôtel de Ville Trouville/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


LES COULEURS COMESTIBLES DE FERNAND LÉGER

Benoît Noël

Insatisfait de la pulvérisation impressionniste des couleurs qu’il tient pour du « sucre », le peintre Fernand Léger (1881-1955) flirte primitivement avec les couleurs pures du fauvisme. Puis, il estime la puissance de la couleur équivalente à un « bifteck » et valorise, en pionnier, son rayonnement tonique, revivifiant ou résilient. Ainsi, il réinvente, sa vie durant, son empire dans les arts plastiques.

Benoît Noël, Véronique Herbaut et Jean du Chatenet proposent un déjeuner sur l’herbe avec repas tiré du sac mais boissons offertes (12h), la conférence Les couleurs comestibles de Fernand Léger (14h) et la visite guidée de la Ferme-Musée (15h30).

Historien de l’art, ancien conservateur du musée Fournaise de Chatou, Benoît Noël est notamment l’auteur de Fernand Léger. Un Normand planétaire (BVR éditions).

La ferme familiale que Fernand Léger avait héritée de sa mère en 1922 était le havre de paix de l’artiste. Architecture, peinture, mosaïque, vitraux, partout Léger a laissé son empreinte. Le lieu a été transformé en musée en 2017.

Vendredi 31 juillet à 14h (accueil à partir de 12h) Ferme-Musée Fernand Léger Lisores (conférence-projection et visite de patrimoine). Entrée libre.

 


LA POSTÉRITÉ SCÉNOGRAPHIQUE DES NYMPHÉAS DE CLAUDE MONET

Félicie Faizand de Maupeou

Si par ses dernières toiles Claude Monet peut apparaitre comme le père de l’abstraction, son rôle de précurseur dans l’émergence de la figure de l’artiste scénographe de son œuvre est moins connu. À travers le travail de quatre artistes contemporains - Mark Rothko, Andy Warhol, James Turrell, Tadao Ando -, cette conférence propose de mettre en lumière l’importance décisive des Nymphéas de l’Orangerie dans l’histoire de l’installation.

Félicie Faizand de Maupeou est ingénieur de recherche au Labex Les Passés dans le présent (université Paris Nanterre). Elle y est co-responsable du projet Les bibliothèques d’artistes. Spécialiste de l’histoire des expositions et de l’impressionnisme, elle a publié Claude Monet et l’exposition. Une stratégie de carrière à l’avènement du marché de l’art (PURH).

Samedi 1er août à 21h Hôtel de Ville Trouville/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


EN QUOI L'IMPRESSIONNISME DEMEURE-T-IL UN MOUVEMENT MODÈLE ?

Philippe Piguet

Et si l’impressionnisme était autant une question d’énergie qu’une affaire de contenu. Tel est le propos de cette conférence qui vise à faire valoir que la fortune critique du mouvement initié par Claude Monet et ses amis ne se cantonne pas à la seule promotion d’une esthétique du paysage. L’impressionnisme, c’est l’histoire d’un collectif d’artistes rebelles, qui sont dans leur temps, qui parlent de leur temps et qui aspirent à en transformer les valeurs à l’écho d’un changement fondamental  de société.

Philippe Piguet, historien et critique d’art, commissaire d’expositions indépendant, chargé de la programmation art contemporain de la Chapelle de la Visitation de Thonon-les-Bains, a notamment publié Blanche Hoschedé-Monet (Point de vues). Bel-arrière-petit-fils de Claude Monet, il a réalisé Claude Monet à Giverny. La maison d’Alice (Bix Films/France Télévisions). Il est le commissaire général du 4e Festival Normandie Impressionniste.

Vendredi 7 août à 21h Hôtel de Ville Trouville/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


L'AFFICHE EN COULEURS : CHÉRET, MONET, MANET

Ségolène le Men

Dès le Second Empire, Jules Chéret appliqua la technique de la lithographie en couleurs au médium de l’affiche de grand format, comme il l’avait vu faire à Londres. L'art du « Watteau des carrefours » entre bientôt en résonance avec la « nouvelle peinture », de Degas à Manet, de Monet à Seurat. La mise en abyme dans un tableau de Manet d’une affiche de café-concert, également admirée par Huysmans, témoigne de la façon dont Chéret, dès 1878, a attiré le regard des peintres.

Ségolène Le Men est professeure émérite d'histoire de l'art contemporain à l’université Paris Nanterre, membre de l'Institut universitaire de France et directrice du HAR Histoire de l’art et des représentations. Commissaire d’expositions, elle est l’auteure de nombreuses publications parmi lesquelles Courbet, Daumier et les caricatures et La bibliothèque de Monet (Citadelles & Mazenod).

Samedi 8 août à 21h Salle des fêtes Mairie Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


FÉLIX FÉNÉON (1861-1944), ANARCHISTE, CRITIQUE D'ART ET COLLECTIONNEUR

Isabelle Cahn

Proche des peintres et des écrivains qui partagent ses convictions libertaires, infatigable promoteur du néo-impressionnisme, Félix Fénéon s’engage également en faveur des avant-gardes, Bonnard, Matisse, Modigliani, les Futuristes. Collectionneur perspicace, il réunit une collection d’œuvres de Seurat à Matisse, Modigliani et Max Ernst, de sculptures africaines et océaniennes qui témoignent de sa vision d’un art sans frontière. Personnage fascinant par la force de ses engagements, la vigueur de son écriture, son humour et son effacement volontaire, Fénéon participe à la construction d’un nouvel ordre esthétique dominé par la sensualité de la couleur et la rigueur de la forme.

Isabelle Cahn est conservatrice générale des peintures au musée d’Orsay. Elle est commissaire de l’exposition Félix Fénéon. Les temps nouveaux : de Seurat à Matisse au musée de l’Orangerie. Parmi ses ouvrages : Pierre Bonnard, les jardins (Des Falaises), Les Nus de Renoir (Assouline), Ambroise Vollard, un marchand d’art et ses trésors (Gallimard).

Lundi 10 août à 21h Salle des fêtes Mairie Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


APRÈS L'IMPRESSIONNISME : DE GEORGES SEURAT À MARCEL DUCHAMP

Jacques-Sylvain Klein

Au milieu des années 1880, l’impressionnisme traverse une crise. Les « vieux » impressionnistes cherchent à se renouveler. Mais ils sont concurrencés par de jeunes artistes (Seurat, Signac, Gauguin, Bonnard, Valloton, Dufy,…) qui veulent leur imposer une rupture plus franche. On assiste alors à une floraison de mouvements : divisionnisme, cloisonnisme, synthétisme, nabisme, fauvisme, cubisme. Une fois de plus, la Normandie va être un des théâtres de cette bataille des Anciens et des Modernes.

Jacques-Sylvain Klein est historien de l’art, commissaire d’expositions, conférencier. Il a publié de nombreux ouvrages sur l’impressionnisme et a créé en 2010 le Festival Normandie Impressionniste. Son dernier ouvrage : Les Peintres de la Normandie (Ouest-France, en collaboration avec Philippe Piguet).

Mardi 11 août à 21h Salle des fêtes Mairie Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


EDGAR DEGAS (1834-1917) À LA RECHERCHE DE LA COULEUR

Anne Roquebert

Digne héritier d’Ingres, Edgar Degas, par la rigueur de son dessin conforme à l'enseignement classique qu'il a reçu, est unanimement reconnu comme maître de la ligne. Mais la couleur est également au cœur de son œuvre, de ses débuts dans les années 1850 aux dernières années de son activité artistique à la veille de la Première guerre mondiale. S’interroger sur les couleurs utilisées par Degas permet de retracer l'intégralité de la carrière de l'artiste, à travers une grande diversité de techniques. Tant en peinture qu’au pastel, il emploie des couleurs toujours plus vives. Ses partis pris originaux lui permettront de trouver une voie toute personnelle.

Anne Roquebert est conservatrice en chef honoraire du patrimoine et chargée de mission au musée d'Orsay. Commissaire d'expositions, elle est l'auteure de monographies consacrées à Degas (Cercle d’Art et Anaya) et Toulouse-Lautrec (Citadelles & Maznod), ainsi que Henri de Toulouse-Lautrec. Elles (Des Falaises).

Lundi 17 août à 21h Salle des fêtes Mairie Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 

 

Voir aussi le programme des rencontres littéraires.