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PROUST ET LA SOCIÉTÉ

Jean-Yves Tadié

Dans son dernier ouvrage, Proust et la société (Gallimard), Jean-Yves Tadié nous offre un portrait renouvelé de l’auteur de la Recherche du temps perdu. Chaque époque a besoin d’une « Comédie humaine ». Celle du 20e siècle nous a été donnée par Marcel Proust. Quelle surprise de voir Proust, parfois injustement décrit comme un peintre du passé, si sensible à certains aspects de la vie collective moderne !

Jean-Yves Tadié est écrivain et professeur émérite à l’université Paris-Sorbonne. Spécialiste et biographe de référence de Marcel Proust, il a dirigé l’édition d’À la recherche du temps perdu dans la Bibliothèque de la Pléiade (prix de l’Académie française). Il a consacré à l’écrivain de nombreux ouvrages, dont Marcel Proust. Biographie (Folio, 2 tomes), Marcel Proust. Croquis d’une épopée (Gallimard) et dirigé un Cahier Marcel Proust aux éditions de l’Herne.

Dans le cadre du centenaire de la mort de Marcel Proust.

Samedi 16 juillet à 18h Chalet La Béthanie Houlgate (conférence ). Entrée libre.

 


CORPS VIVANTS POUR UNE NATURE MORTE

Karine Saporta

À travers cette conférence et une performance dansée avec deux danseurs de sa compagnie, la chorégraphe Karine Saporta nous invite à entrer dans les coulisses de sa prochaine création Corps vivants pour une nature morte.

La nature morte renvoie à un genre de peinture historique, dans laquelle l’observation humaine fige des éléments de son décor, animaux, fruits, fleurs, mangeailles, objets quotidiens assemblés en une composition symbolique. Inspirée par cette thématique, Karine Saporta traitera du rapport entre « l’animé et l’inanimé » et revisitera tout ce qui a bousculé nos perspectives depuis que, dans le milieu des années 2000, photographes et plasticiens s’approprient le genre. Depuis également que les problématiques de la production d’objets s’inscrivent dans le contexte de la menace écologique.

En écho à l’exposition Les Choses au musée du Louvre et l’exposition À table avec André Hambourg aux Franciscaines de Deauville, ainsi qu’une série d’événements autour de la nature présentés à Belle Rive - Espace d’art et Maison de la Photographie Normandie à Ouistreham.

Mardi 19 juillet à 21h Espace culturel Houlgate (conférence et performance dansée ). Tarif A-B.

 


ALTIPIANO - CHEMINER AVEC MARIO RIGONI STERN

Loïc Seron

Loïc Seron a parcouru l’Altipiano à pied et aux quatre saisons pour comprendre le plus sensiblement possible l’esprit d’un homme qui a tiré de sa montagne la force de vivre en harmonie avec le monde et la pensée d’un écrivain dont les paysages ont forgé les convictions. Dans un récit photographique, dialogue intime d’images et de mots, son cheminement célèbre un paysage, une voix, un idéal humaniste, comme pour répondre à cette question : qu’est-ce qui compte vraiment ?

Loïc Seron est photographe, musicien de jazz, voyageur, « écriveur pour raconter des histoires ». Son livre Altipiano - Cheminer avec Mario Rigoni Stern (textes et photographies) est paru aux éditions Rue d’Ulm.

Conférence précédé de la lecture Le vin de la vie (textes de Mario Rigono Stern) par Bruno Putzulu à 17h.

Samedi 30 juillet à 18h30 Les Cures Marines Trouville/Mer (conférence-projection). Entrée libre.

 


À LA RECHERCHE DE CÉLESTE ALBARET

Laure Hillerin

Laure Hillerin retrace le destin exceptionnel de Céleste Albaret, devenue accompagnatrice de la fin de vie de Marcel Proust. Si la légende dorée de « la servante au grand cœur » est bien connue, l’histoire de la véritable Céleste, muse et inspiratrice, demeurait inédite. S’appuyant sur des archives originales et sur l’abondante correspondance proustienne, Laure Hillerin dessine le portrait d’une femme étonnante, vive, nature. Un portrait d’autant plus nécessaire qu’il participe d’une extraordinaire aventure humaine : l’écriture de la Recherche, œuvre majeure du 20ᵉ siècle.

Laure Hillerin est historienne, journaliste et romancière. Elle est notamment l’auteure aux éditions Flammarion de La comtesse Greffullhe, l’ombre des Guermantes (prix Céleste Albaret), Proust pour rire - Bréviaire jubilatoire de À la recherche du temps perdu, À la recherche de Céleste Albaret - L’enquête inédite sur la captive de Marcel Proust (prix de la biographie Geneviève Moll).

Dans le cadre du centenaire de la mort de Marcel Proust.

Mercredi 3 août à 21h Salle des fêtes Mairie Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


LE FLEUVE QUI VOULAIT ÉCRIRE

Camille de Toledo

Camille de Toledo a mis en récit, avec les voix de nombreux chercheurs, Le fleuve qui voulait écrire - Les auditions du parlement de Loire (Les liens qui libèrent). Et si un fleuve, Loire, et les divers éléments terrestres écrivaient une constitution ? Et si les entités naturelles, rivières, montagnes, forêts, océans, glaciers et sols… étaient, à force d’exploitation, de prédation, en voie d’inventer leur grammaire, exigeant leur représentation ? Ce livre historique est l’histoire d’un soulèvement légal terrestre.

Camille de Toledo est écrivain, plasticien, vidéaste et enseignant à l’Atelier des écritures contemporaines de La Cambre à Bruxelles. Il est lauréat de la Villa Médicis et de la Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature. Il a publié L’inquiétude d’être au monde et Thésée, sa vie nouvelle (Verdier), Le livre de la faim et de la soif (Gallimard), Le Fantôme d’Odessa (Denoël, avec Alexander Pavlenko).

Vendredi 5 août à 21h Espace culturel Houlgate (conférence-projection et lecture). Entrée libre.

 


PROUST FORTERESSE

Nicola Ragonneau et Compagnie PMVV le grain de sable

Roman considéré comme frivole par une partie de la critique, À la recherche du temps perdu se révèle pourtant l’organe vital qui permet aux affligés de surmonter les grandes épreuves de l’existence : c’est Josef Czapski ou Varlam Chalamov au Goulag, Jean Zay emprisonné par le régime de Vichy, Jorge Semprun sur le chemin de sa déportation, Natalia Ginsburg assignée à résidence par les fascistes italiens, Pavlos Zannas dans les geôles des colonels grecs ou encore Philippe Lançon, rescapé de l’attentat de Charlie Hebdo, à l’hôpital… Contre l’adversité, la captivité, la maladie ou la mort, les lecteurs dressent ce livre essentiel et moral.

Nicolas Ragonneau est éditeur et auteur du blog de référence proustonomics.com. Il a signé plusieurs ouvrages : Proustonomics. Cent ans avec Marcel Proust (Le temps qu’il fait), Le Proustographe (Denoël, mise en images de Nicolas Beaujouan).

Narration : Nicolas Ragonneau. Lecture : Philippe Müller, Vincent Vernillat.

Dans le cadre du centenaire de la mort de Marcel Proust.

Samedi 13 août à 21h Espace culturel Houlgate (conférence-lecture). Tarif A-B.

 


AUTOUR DU CHAT NOIR

Marine Degli

Le Chat noir, cabaret et journal éponyme fondés par Rodolphe Salis, a cherché et trouvé fortune grâce à une constellation d’artistes talentueux, jeunes pour la plupart. Des écrivains à la plume irrévérencieuse comme des dessinateurs au trait incisif, bénéficiant de la loi sur la liberté de la presse instituée en 1881, ont osé affirmer la suprématie du rire de la dérision. Fidèle à sa devise « Montmartre-Montjoye », Le Chat noir a hissé très haut sur la butte l’étendard du fumisme et de la bohème.

Marine Degli, docteur ès-lettres, est spécialiste de la littérature et de l’iconographie de la fin du 19e siècle. Autorité en matière d’arts premiers, elle travaille aujourd’hui au musée du quai Branly - Jacques Chirac au service des éditions. Elle est l’auteure de l’anthologie thématique illustrée Contes du Chat noir (Folio).

Dimanche 14 août à 17h Espace culturel Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 

 

« CECI EST UN LOGOGRAMME »

Laurence Boudart

Cette phrase laconique, presque énigmatique, figure sur une simple enveloppe que Christian Dotremont (1922-1979) utilise en 1965 comme support de création. La trace matérielle révèle la spontanéité du geste et sa modestie. Qu’est-ce que le logogramme, cette invention plastico-poétique propre à Dotremont ? Quel est le cheminement qui amène l’artiste à faire surgir cette réalisation unique en son genre dans le panorama de la poésie francophone ? C’est à ces questions, et à bien d’autres, que cette conférence se propose de répondre, en guise d’antichambre au spectacle Écrire les mots comme ils bougent.

Laurence Boudart a enseigné le français, les littératures et cultures francophones ainsi que la traduction à l’université de Valladolid. Elle est actuellement directrice aux Archives & Musée de la Littérature à Bruxelles et co-commissaire de l’exposition Christian Dotremont. Peintre de l’écriture aux musées royaux des Beaux-arts de Belgique. Elle a notamment publié Martine. Une aventurière du quotidien (Les Impressions nouvelles).

Conférence suivie du spectacle Écrire les mots comme ils bougent par la Compagnie PMVV le grain de sable à 21h.

Mardi 16 août à 18h Espace culturel Houlgate (conférence-projection). Entrée libre.

 


DIRE LE VIVANT, ACCOMPAGNER L'ÉCOLOGIE

Pierre Schoentjes

Les menaces qui pèsent sur l’environnement nous rappellent de manière aiguë que nous partageons le monde avec l’ensemble du vivant. Elles nous obligent aussi à prendre conscience que nous avons des responsabilités envers la nature. Dans ce contexte, le monde des lettres français, longtemps indifférent à l’écologie, amorce actuellement un virage majeur. Sur toile de fond d’un héritage littéraire riche mais parfois mal connu, Pierre Schoentjes dégagera les formes et les enjeux qui s’imposent désormais : ils font une place majeure à l’expérience des sens et à l’engagement.

Pierre Schoentjes est professeur à l’université de Gand où il enseigne la littérature française. Il a notamment publié Littérature et écologie. Le Mur des abeilles (José Corti), Écrire la nature, imaginer l’écologie. Pour Pierre Gascar (Droz). Son dernier livre : Nos regards se sont rencontrés. La scène de la rencontre avec un animal (Le mot et le reste).

Jeudi 18 août à 21h Espace culturel Houlgate (conférence). Entrée libre.

 

 

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